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L'Internationale
socialiste des Femmes
soutenant la
position adoptée par la quatrième conférence
mondiale des femmes de l'ONU, qui déclare que les droits
des femmes constituent un élément inaliénable,
intégral et indivisible des droits fondamentaux de la personne
humaine et doivent être reconnus et protégés
dans le monde entier, quelle que soit la communauté, sans
exceptions dictées par des alibis reposant sur l'appartenance
ethnique, la géographie, la culture, la religion. etc...;
convaincue que
les femmes et leurs mouvements doivent jouer un rôle décisif
pour la paix et la sécurité dans le développement
économique et civil de la région méditerranéenne
;
préoccupée
par le fait que les conflits ethniques, religieux et sociaux qui
se déroulent actuellement dans plusieurs pays de la région
affectent particulièrement les femmes, les associations
humanitaires et ceux qui aident les déshéritées
et les victimes de la violence ;
dénonçant
notamment le fait que ces difficultés sont aggravées
en Algérie par la persécution systématique
des femmes en tant que telles par les groupes terroristes utilisant
le viol, la torture, l'enlèvement et le meurtre, et en
tant que citoyennes par la carence de démocratie, la présence
de codes et lois autoritaires minorant la femme, niant son droit
à l'expression, à ses langues et ses cultures plurielles,
ainsi que son droit à une libre information par la censure
institutionnnalisée des médias;
est convaincue :
- de la nécessité
de lutter pour la paix dans le monde, pour le dialogue des états,
des citoyens, des civilisations, de lutter contre toute violation
ou dénégation des droits du citoyen et contre
la division de la population en deux classes de citoyens sur
les deux rives de la Méditerranée ;
- que la reconnaissance
de la citoyenneté des femmes de nationalité étrangère
qui ont émigré dans des pays européens
est cruciale pour permettre de mener avec efficacité
la défense des droits des femmes sur les rives méridionales
de la Méditerranée ;
- que la création
et la consolidation des contacts entre les associations de femmes
des pays de la Méditerranée sont cruciales pour
promouvoir le développement de la société
civile et la prise en charge par les femmes de leur propre destinée
;
- que la coordination,
la communication, l'information et la formation constituent
les bases de la coopération des femmes, sur les rives
septentrionales et méridionales de la Méditerranée
;
Nous demandons aux
signataires de l'accord euro-méditerranéen de signer
et/ou ratifer la Convention de l'ONU sur l'élimination
de toutes les formes de discrimination à l'égard
des femmes (CEDAW), ainsi que tous les Instruments des Droits
Humains de l'ONU et de l'Organisation Internationale de Travail
(OIT);
Nous demandons aux
gouvernements nationaux et à l'Union européenne
- d'entreprendre une
action politique et d'accorder les ressources financières
nécessaires pour consolider les associations de femmes
- de définir
un point de vue sensible aux différences entre les sexes
par rapport aux problèmes concernant le développement
- de favoriser une
stratégie de coopération promulguée non
seulement par les gouvernements, mais aussi par les ONG de femmes
et d'autres organisations bénévoles.
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